Le Centre de Documentation Pédagogique de Nouvelle-Calédonie vous souhaite la bienvenue sur son site Le Centre de Documentation Pédagogique de Nouvelle-Calédonie

 
Retour à la page d'accueil

Pauline de Aranda-Fouché : À mes enfants calédoniens

EnfantsCaledoniens (5K)

Exploitation pédagogique de l'ouvrage

Les cinq activités historiques suivantes accompagnent le texte de Pauline de Aranda-Fouché, « À mes enfants calédoniens », qui a été travaillé, en 2002, par la classe patrimoine du Collège de Rivière Salée ( Classe de 4ème D ).

Les élèves ont retranscrit un manuscrit, l'ont tapé à l'ordinateur puis illustré de notes et de commentaires. L'ouvrage est publié par le Centre de Documentation Pédagogique de Nouvelle-Calédonie dans la collection « Points d'histoire - Témoignages ».

Les élèves de 4ème D du Collège de Rivière Salée vous invitent maintenant à vous exercer sur les activités suivantes qui s'intéressent à l'histoire du bagne en Nouvelle-Calédonie. Vous pourrez trouver les réponses aux questions dans les pages de « À mes enfants calédoniens ».

Une correction accompagne les activités.


 

Activité 1 : 10 questions sur l'histoire du bagne

Consigne : Cochez la bonne réponse

  1. Le dernier convoi de condamnés au bagne date de ?
    1895
    1897
    1900
  2. Le gouverneur qui a fait fermer le bagne est ?
    Paul Feillet
    Charles Guillain
    Léopold Pallu de la Barrière
  3. Que pouvait recevoir un condamné qui s'était bien conduit et qui en faisait la demande ?
    Un billet de retour pour la métropole
    Une médaille
    Un lopin de terre
  4. Les bagnards étaient souvent surnommés en fonction d'une partie de leur costume. On les appelait ?
    Les « sabots »
    Les « chapeaux de paille »
    Les « costumes blancs »
  5. Lors de sa réhabilitation, le libéré retrouve ses droits d'électeur et de citoyen ?
    Vrai
    Faux
  6. Les femmes reléguées étaient surveillées par ?
    Des surveillants militaires
    Des gardiennes de prison
    Des religieuses
  7. Quel nom de lieu ne se situe pas à Bourail ?
    La Tarodière
    Montravel
    La Pouéo
  8. Le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie dirigeait l'Administration Pénitentiaire ?
    Vrai
    Faux
  9. Quel nom donnait-on à des condamnés qui arrivaient en Nouvelle-Calédonie pour exécuter leur peine ?
    Un groupe de condamnés
    Un ensemble de condamnés
    Un convoi de condamnés
  10. Cet endroit accueillait la musique de la Transportation. Il s'agit ?
    Du boulevard du crime à l'île Nou
    Le kiosque de la Place des cocotiers
    Le bâtiment cellulaire de l'hôpital du Marais, à l'île Nou.

 

Activité 2 : Comparaison de textes sur le « garçon de famille ».

Document 1
Extrait du chapitre « Hiérarchie »

« … Le plus simple surveillant militaire avait au moins un domestique condamné à son service, lequel était dénommé « garçon de famille ». Si le surveillant militaire était d'un grade plus élevé, il avait droit à au moins deux « garçons ». S'il était Commandant du Pénitencier alors c'était une véritable escouade ! Cuisinier, valets de chambre, jardiniers, cocher, valets d'écurie… Rien ne manquait. Rothschild dans toute sa puissance n'était pas mieux servi ! »
 
Pauline de Aranda Fouché, À mes enfants calédoniens


Document 2 :
Le garçon de famille

«  …Mais les serviteurs par excellence, ce sont les transportés que l'Administration Pénitentiaire prête aux habitants… On les surnomme en plaisantant les « anges gardiens » de la famille. Et, de fait, on les désigne, dans cet emploi, sous le nom de garçons de famille. On les choisit, à vrai dire, parmi ceux d'entre les transportés qui ont la meilleure conduite. Ils viennent le matin du pénitencier, y rentrent le soir. On ne les paye que dix francs par mois. Ce n'est pas cher, et c'est une grande ressource pour les petits ménages d'officiers et d'employés, qui sont nombreux. Alors dans la maison, ils sont tout. Ils font la cuisine et la lessive, cultivent le jardin, repassent le linge, empèsent les jupons. Ils promènent les enfants, ou plutôt les enfants les promènent, car il n'est pas permis aux condamnés de sortir seuls dans les rues. Assemblage bizarre, et cependant, en son étrangeté même, il y a quelque chose de moral, je n'oserais dire de touchant. L'enfant ignore, il sourit à cet homme comme il le ferait à sa nourrice ou à sa bonne. L'homme, de son côté, lui sourit, joue avec lui, quelquefois le porte dans ses bras… »
 
Henri Rivière, Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie, Edition de Paris, 1881


Document 3 : Biographie d'Henri RIVIERE (Patrick O'Reilly, Calédoniens, 1980)
RIVIERE, Henri-Laurent (1827-1883)
 
Marin et littérateur. Né à Paris, le 12 juillet 1827. Entre à l'Ecole Navale en 1843. Lieutenant de vaisseau en 1856. Capitaine de frégate en 1870. Attaché à la division navale de la Nouvelle-Calédonie, arrive à Nouméa, sur la Vire, le 13 juillet 1876. Son bateau est « tantôt à Nouméa, tantôt en excursions sur quelque point de l'île ». Part le 27 mai 1878 pour un tour de l'île. Apprend le 25 juin, à l'embouchure de La Foa, la nouvelle de la rébellion. Prend les premières dispositions en attendant le colonel Gally-Passebosc et des renforts [ …] Aidé par les volontaires et les indigènes parvient peu à peu à capturer les chefs rebelles et à pacifier la région qui a retrouvé son calme à la fin de l'année. Rivière a laissé de ces événements, dans ses Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie [ … ]une description toute littéraire et centrée sur son personnage [ … ]


Questions :

  1. Remplissez le tableau :
    DocumentAuteurDateThèmeOuvrage d'où est extrait le document
    Document 1    
    Document 2    
  2. D'après le document 3,
  3. Expliquez les mots soulignés dans les documents 1 et 2.
  4. D'après le document 1,
  5. Quel est le critère
  6. Quelles activités sont confiées aux garçons de famille ?
  7. Quels avantages


 

Activité 3 : Etude du registre des mises en concession : Le cas Pel

Document 1 : transcription de la fiche du lot urbain 117
(Archives de la Nouvelle-Calédonie, registre de Bourail 198 W 1)
LOT urbain N° 117
Contenance approximative ……………… hect. a. c.
Contenance réelle …………………… 0. 03. 00.
 
 
 NUMEROSDATES
 
NOM et PRÉNOMScondamnélibéréde la misedu titre
   en possessiondéfinitif
 
Hassis, Jn, Bte (1)8038 15 février 1883 
Rouel, Amable, dit Leroy (2)56566430 avril 1897 
Pel, Félix, Albert (3)16544 27 avril 1892 
 
OBSERVATIONS ( changements, dépressions, etc, … )
 
(1) Dépossédé le 22 mai 1895
Loué à Charenté
(2) Dépossédé par Don du C.P. du 28 Xbre 1899
(3) Vient du Lot 171 du village

 
Document 2 : transcription de la fiche du lot urbain 171
(Archives de la Nouvelle-Calédonie, registre de Bourail 198 W 1)
LOT urbain N° 171
Contenance approximative ……………… hect. a. c.
Contenance réelle …………………… 0. 03. 00.
 
 
 NUMEROSDATES
 
NOM et PRÉNOMScondamnélibéréde la misedu titre
   en possessiondéfinitif
 
(1) Pel, Félix, Albert16544 27 avril 1892 
Mille, Clément (2)14878566430 avril 1897 
 
OBSERVATIONS ( changements, dépressions, etc, … )
 
(1) transféré sur le lot 117 du village
(2) vient des lots 37, 244, 245 du village

 
Document 3 : Carte de Bourail centrée sur le village
(Archives de la Nouvelle-Calédonie)
Attention : ce document est volontairement non daté et non orienté.
carte de Bourail

 

Questions :
Vous trouverez, dans le dossier documentaire précédent, la présentation du cas de Félix PEL. Nous vous proposons de découvrir comment il a été mis en concession à Bourail. Vous voyez apparaître, sur la carte, le village de Bourail et une partie des lots ruraux.


 
Documents 1 et 2 :
  1. D'après les registres,
  2. Définissez les mots
  3. Qui peut déposséder un concessionnaire ?
  4. Faut-il être libéré
  5. Vous remarquerez qu'une erreur a été commise sur ces registres.
  6. Documents 1, 2 et 3 :
  7. Comparez la contenance des lots de Pel avec les lots ruraux entourant le village et qui apparaissent sur la carte.

 

Activité 4 : La musique au bagne

Document 1 :
 
Extrait du chapitre Musique et Musiciens

Le kiosque de la Place des Cocotiers, aujourd'hui Place Feillet, avait été construit dans un but précis. Là étaient réunis, en groupe serré, deux fois par semaine, les musiciens de la transportation, les seuls vraiment musiciens du pays.
Le spectacle était celui-ci : coude à coude, habillés du triste uniforme de toile grise marqué du numéro énorme qui les immatriculait, le grand chapeau de paille qui leur couvrait la tête rasée de près, la face imberbe, les musiciens attendaient le signal de leur chef d'orchestre pour commencer le concert.
 
Pauline de Aranda-Fouché, À mes enfants calédoniens

 

Document 2 : Annonce d'une représentation musicale par les bagnards dans la France Australe, vendredi 22 février 1895
(Archives de la Nouvelle-Calédonie, 1 Mi 13)


 
MUSIQUE
DE LA TRANSPORTATION
 
Programme du dimanche, 24 février 1895
  
1. L'Africain, allégro Ernst
2. Le Calife de Bagdad, ouvert Boiëldieu
3. Absence et retour, valse Corrigeux
4. Velléda, fantaisie Boscheri
5. La colombe, polka Gurtner

 

Document 3 : Photographie extraite de l'Album du CAOM (8 fi 70 - Collection Service des Archives de la Nouvelle-Calédonie) montrant les musiciens de la transportation



 

Questions :
Lisez attentivement le texte.

  1. Dans quelle ville se trouve le kiosque de la Place des cocotiers ?
  2. Sur la photographie, choisissez l'un des condamnés et identifiez les différents éléments de son costume.
  3. Comment une représentation musicale était-elle annoncée ?
  4. D'après vous ces représentations musicales étaient-elles appréciées ? Justifiez votre réponse.

 

Activité 5 : Le mariage des concessionnaires

Document 1 : Extrait du chapitre La mère Cricri et Louise
A cette époque un essai de relèvement moral unissait par les liens du mariage, condamnés et femmes reléguées ou condamnées. Les « couvents » dans lesquels ces dernières étaient enfermées sous la garde de religieuses et de surveillants militaires entrouvraient leurs portes … On mettait alors en présence une dizaine de condamnés aux travaux forcés en face du troupeau féminin de condamnées ou reléguées, chacun faisait son choix, une ou deux conversations étaient tolérées pendant la période des « fiançailles », au « parloir » mais toujours en présence des religieuses et des surveillants militaires. Le jour du mariage arrivé, les dix couples étaient dirigés sur la mairie puis sur l'église et pouvaient, ensuite, seuls enfin se rendre à la propriété qui leur était dévolue, car l'administration pénitentiaire mettait à la disposition de chaque ménage un lopin de terre avec maison, meubles, outils aratoires et lui assurait les vivres pendant dix-huit mois.
 
Pauline de Aranda Fouché, À mes enfants calédoniens

 
Document 2 : Photographie du couvent de Bourail (Album du CAOM 8 Fi 52, collection Service des Archives de la Nouvelle-Calédonie)

 
Document 3 : Photographie de l'église (Album du CAOM 8 Fi 70, collection Service des Archives de la Nouvelle-Calédonie)

 
Document 4 :
« La Famille »

Les recensements effectués par l'Administration Pénitentiaire, et notamment celui de 1901, établissaient le constat suivant : sur 501 ménages, du centre de Bourail, 73% étaient signalés comme bons et très bons, 9% comme laissant à désirer et 18% comme mauvais ; et pouvaient se décomposer en 185 mariages avec une femme libre dont 80,5% étaient jugés comme très bons et bons, et 316 mariages avec des femmes condamnées ou libérées dont 68,6 % de très bons ou bons ménages.
 
Manuel Cormier, La colonisation pénale, Points histoire n° 8, CTRDP, 1993


 

Questions :

  1. Présentez les quatre documents en complétant le tableau suivant :
    DocumentNatureDateAuteurThème
     
    1
     
        
     
    2
     
     Fin du XIXème
    siècle
      
     
    3
     
     Fin du XIXème
    siècle
      
     
    4
     
        
  2. D'après les documents 1 et 2,
  3. Dans le document 1,
  4. D'après les documents 1 et 3,
  5. Pourquoi l'Administration Pénitentiaire
  6. D'après l'auteur du document 4,

 

Correction des activités


Activité 1 : 10 questions sur l'histoire du bagne

  1. Le dernier convoi de condamnés au bagne date de ?
    1895
    1897
    1900
  2. Le gouverneur qui a fait fermer le bagne est ?
    Paul Feillet
    Charles Guillain
    Léopold Pallu de la Barrière
  3. Que pouvait recevoir un condamné qui s'était bien conduit et qui en faisait la demande ?
    Un billet de retour pour la métropole
    Une médaille
    Un lopin de terre
  4. Les bagnards étaient souvent surnommés en fonction d'une partie de leur costume. On les appelait ?
    Les « sabots »
    Les « chapeaux de paille »
    Les « costumes blancs »
  5. Lors de sa réhabilitation, le libéré retrouve ses droits d'électeur et de citoyen ?
    Vrai
    Faux
  6. Les femmes reléguées étaient surveillées par ?
    Des surveillants militaires
    Des gardiennes de prison
    Des religieuses
  7. Quel nom de lieu ne se situe pas à Bourail ?
    La Tarodière
    Montravel
    La Pouéo
  8. Le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie dirigeait l'Administration Pénitentiaire ?
    Vrai
    Faux
  9. Quel nom donnait-on à des condamnés qui arrivaient en Nouvelle-Calédonie pour exécuter leur peine ?
    Un groupe de condamnés
    Un ensemble de condamnés
    Un convoi de condamnés
  10. Cet endroit accueillait la musique de la Transportation. Il s'agit ?
    Du boulevard du crime à l'île Nou
    Le kiosque de la Place des cocotiers
    Le bâtiment cellulaire de l'hôpital du Marais, à l'île Nou.

 

Explications :

1. et 2. Le dernier convoi de condamnés au bagne est arrivé en Nouvelle-Calédonie le 25 février 1897. C'est sur décision de Paul Feillet, gouverneur de la colonie depuis 1894, que l'île n'accueille plus de condamnés. L'objectif du gouverneur est de permettre la venue et l'installation de colons libres.

3. Le condamné qui s'est bien conduit et qui en fait la demande peut recevoir un lopin de terre, appelé concession, situé dans un centre pénitentiaire (comme Bourail, La Foa, Pouembout). Les concessions sont urbaines et rurales, ces dernières étant les plus nombreuses avec une superficie de 3 à 5 hectares et doivent être mises en valeur par l'agriculture et l'élevage.

4. Les bagnards sont souvent surnommés les « chapeaux de paille » car c'est un élément de leur tenue réglementaire et qu'on les reconnaît de loin. Lors de son arrivée au bagne, chaque condamné reçoit un chapeau de paille, une vareuse, un pantalon et des chaussures. Tous ces éléments sont fabriqués par les bagnards eux-mêmes, à l'atelier du tailleur, à l'île Nou.

5. La réhabilitation consiste à réintégrer le libéré dans la société. Il retrouve donc ses droits d'électeur et de citoyen qu'il a perdus lors de sa condamnation aux travaux forcés.

6. Les femmes condamnées aux travaux forcés peuvent choisir de venir en Nouvelle-Calédonie pour épouser des concessionnaires. Elles sont alors surveillées par les religieuses de Saint Joseph de Cluny.

7. Montravel ne se situe pas à Bourail mais à Nouméa. Cet endroit a accueilli un camp de forçats au XIXème siècle.

8. Le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie ne dirige pas l'Administration Pénitentiaire. Celle-ci a, à sa tête, un directeur qui est l'un des personnages les plus importants de la colonie.

9. Des condamnés qui arrivent en Nouvelle-Calédonie pour exécuter leur peine composent un « convoi de condamnés ». Plus de 70 convois ont amené plus de 21 000 bagnards dans la colonie.

10. Le kiosque de la Place des cocotiers accueille la musique de la Transportation chaque jeudi et chaque dimanche. Les bagnards musiciens s'entraînent de longues heures afin de donner un spectacle de qualité. Bâti au cœur de Nouméa, le kiosque est surmonté d'une lyre, instrument de musique.


 

Activité 2 : Comparaison de textes sur le « garçon de famille »

  1.  
    DocumentAuteurDateThèmeOuvrage d'où est extrait le document
    Document 1Pauline de Aranda-Fouché Le « garçon de famille »À mes enfants calédoniens
    Document 2Henri Rivière1881Le « garçon de famille »Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie
  2. D'après le document 3, Henri Rivière était un marin. Il a été attaché à la division navale de la Nouvelle-Calédonie en tant que Capitaine de frégate.
  3. Plus un membre de l'Administration pénitentiaire a un grade élevé plus il a des domestiques.
  4. Parmi les condamnés, le « garçon de famille » est celui qui se conduit bien.
  5. Les garçons de famille font des activités ménagères : lessive, cuisine, jardin, repassage, … et ils s'occupent des enfants.
  6. Avec ces contrats les surveillants peuvent employer des garçons de famille pour un salaire très faible.

 

Activité 3 : Etude du registre des mises en concession : Le cas Pel

  1. D'après les registres, Pel a obtenu des lots urbains, donc situés dans le village de Bourail.
  2. Dépossédé : privé de sa concession
    Transféré : placé sur un autre lot sur décision administrative.
  3. Le conseil privé ( cf document 1 ) peut déposséder un concessionnaire de son lot.
  4. Il ne faut pas être libéré pour obtenir une concession. Comme le montre le document 1, un condamné, s'il en fait la demande, peut obtenir une concession.
  5. Pel a été mis en possession sur le lot 171 le 27 avril 1892. Il n'a pas pu être mis en possession, à la même date, sur le lot 117, puisqu'il y avait déjà Hassis puis Rouel. Ce dernier ayant été dépossédé le 28 décembre 1899, on peut penser que Pel a été transféré sur le lot 117 au cours de l'année 1900.
  6. Un lot urbain a une contenance de 3 ares alors qu'un lot rural est beaucoup plus vaste (de 2 à 6 hectares ). Cette grande différence s'explique par les activités différentes pratiquées sur un lot urbain et sur un lot rural. Ce dernier sert à développer l'élevage et l'agriculture alors que sur un lot urbain, le concessionnaire a une activité artisanale nécessitant beaucoup moins d'espace.

 

Activité 4 : La musique du bagne

  1. Le kiosque de la Place des cocotiers est situé à Nouméa.
  2. Uniforme ( pantalon et vareuse ), matricule, chapeau de paille.
  3. Une représentation musicale était annoncée par la presse en particulier par le journal la France Australe.
  4. Ces représentations musicales étaient très appréciées par la population car elles constituaient une attraction très prisée et, comme l'indique Pauline de Aranda-Fouché, seuls les musiciens de la transportation savaient jouer d'un instrument de musique.

 

Activité 5 : Le mariage des concessionnaires

  1. DocumentNatureDateAuteurThème
     
    1

    Texte Pauline de Aranda-FouchéLes mariages au " couvent " de Bourail
     
    2

    PhotographieFin du XIXème
    siècle
     " Couvent " de Bourail
     
    3

    PhotographieFin XIXème
    siècle
    L. DevambezEglise de Bourail
     
    4

    Texte1993Manuel CormierLes résultats des mariages entre condamnés
  2. Un couvent est un grand bâtiment entouré de hauts murs où sont enfermées des femmes condamnées sous la surveillance de religieuses.
  3. Les condamnés avaient un mariage religieux car ils étaient de religion catholique et les sœurs de Saint Joseph de Cluny qui dirigeaient le « couvent » imposaient peut-être ce mariage.
  4. L'Administration pénitentiaire met à disposition des condamnés un lopin de terre afin de leur permettre de se réinsérer dans la société et de participer à la mise en valeur de la colonie. De plus cela permet aux nouveaux concessionnaires de subvenir à leurs propres besoins au bout de quelques mois puisqu'ils doivent développer des champs et faire de l'élevage sur la concession.
  5. D'après l'auteur le bilan est plutôt positif car près de 70 % des mariages contractés entre condamnés se sont avérés très bons ou bons.