
Les cinq activités historiques suivantes accompagnent le texte de Pauline de Aranda-Fouché, « À mes enfants calédoniens », qui a été travaillé, en 2002, par la classe patrimoine du Collège de Rivière Salée ( Classe de 4ème D ).
Les élèves ont retranscrit un manuscrit, l'ont tapé à l'ordinateur puis illustré de notes et de commentaires. L'ouvrage est publié par le Centre de Documentation Pédagogique de Nouvelle-Calédonie dans la collection « Points d'histoire - Témoignages ».
Les élèves de 4ème D du Collège de Rivière Salée vous invitent maintenant à vous exercer sur les activités suivantes qui s'intéressent à l'histoire du bagne en Nouvelle-Calédonie. Vous pourrez trouver les réponses aux questions dans les pages de « À mes enfants calédoniens ».
Une correction accompagne les activités.
Consigne : Cochez la bonne réponse
| 1895 | |
| 1897 | |
| 1900 |
| Paul Feillet | |
| Charles Guillain | |
| Léopold Pallu de la Barrière |
| Un billet de retour pour la métropole | |
| Une médaille | |
| Un lopin de terre |
| Les « sabots » | |
| Les « chapeaux de paille » | |
| Les « costumes blancs » |
| Vrai | |
| Faux |
| Des surveillants militaires | |
| Des gardiennes de prison | |
| Des religieuses |
| La Tarodière | |
| Montravel | |
| La Pouéo |
| Vrai | |
| Faux |
| Un groupe de condamnés | |
| Un ensemble de condamnés | |
| Un convoi de condamnés |
| Du boulevard du crime à l'île Nou | |
| Le kiosque de la Place des cocotiers | |
| Le bâtiment cellulaire de l'hôpital du Marais, à l'île Nou. |
Document 1
« … Le plus simple surveillant militaire avait au moins un domestique condamné à son service, lequel était dénommé « garçon de famille ». Si le surveillant militaire était d'un grade plus élevé, il avait droit à au moins deux « garçons ». S'il était Commandant du Pénitencier alors c'était une véritable escouade ! Cuisinier, valets de chambre, jardiniers, cocher, valets d'écurie… Rien ne manquait. Rothschild dans toute sa puissance n'était pas mieux servi ! » |
Document 2 :
« …Mais les serviteurs par excellence, ce sont les transportés que l'Administration Pénitentiaire prête aux habitants… On les surnomme en plaisantant les « anges gardiens » de la famille. Et, de fait, on les désigne, dans cet emploi, sous le nom de garçons de famille. On les choisit, à vrai dire, parmi ceux d'entre les transportés qui ont la meilleure conduite. Ils viennent le matin du pénitencier, y rentrent le soir. On ne les paye que dix francs par mois. Ce n'est pas cher, et c'est une grande ressource pour les petits ménages d'officiers et d'employés, qui sont nombreux. Alors dans la maison, ils sont tout. Ils font la cuisine et la lessive, cultivent le jardin, repassent le linge, empèsent les jupons. Ils promènent les enfants, ou plutôt les enfants les promènent, car il n'est pas permis aux condamnés de sortir seuls dans les rues. Assemblage bizarre, et cependant, en son étrangeté même, il y a quelque chose de moral, je n'oserais dire de touchant. L'enfant ignore, il sourit à cet homme comme il le ferait à sa nourrice ou à sa bonne. L'homme, de son côté, lui sourit, joue avec lui, quelquefois le porte dans ses bras… » |
Document 3 : Biographie d'Henri RIVIERE (Patrick O'Reilly, Calédoniens, 1980)
| RIVIERE, Henri-Laurent (1827-1883)
Marin et littérateur. Né à Paris, le 12 juillet 1827. Entre à l'Ecole Navale en 1843. Lieutenant de vaisseau en 1856. Capitaine de frégate en 1870. Attaché à la division navale de la Nouvelle-Calédonie, arrive à Nouméa, sur la Vire, le 13 juillet 1876. Son bateau est « tantôt à Nouméa, tantôt en excursions sur quelque point de l'île ». Part le 27 mai 1878 pour un tour de l'île. Apprend le 25 juin, à l'embouchure de La Foa, la nouvelle de la rébellion. Prend les premières dispositions en attendant le colonel Gally-Passebosc et des renforts [ …] Aidé par les volontaires et les indigènes parvient peu à peu à capturer les chefs rebelles et à pacifier la région qui a retrouvé son calme à la fin de l'année. Rivière a laissé de ces événements, dans ses Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie [ … ]une description toute littéraire et centrée sur son personnage [ … ] |
Questions :
| Document | Auteur | Date | Thème | Ouvrage d'où est extrait le document |
| Document 1 | ||||
| Document 2 |
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Questions :
Vous trouverez, dans le dossier documentaire précédent, la présentation du cas de Félix PEL. Nous vous proposons de découvrir comment il a été mis en concession à Bourail. Vous voyez apparaître, sur la carte, le village de Bourail et une partie des lots ruraux.
| Le kiosque de la Place des Cocotiers, aujourd'hui Place Feillet, avait été construit dans un but précis. Là étaient réunis, en groupe serré, deux fois par semaine, les musiciens de la transportation, les seuls vraiment musiciens du pays.
Le spectacle était celui-ci : coude à coude, habillés du triste uniforme de toile grise marqué du numéro énorme qui les immatriculait, le grand chapeau de paille qui leur couvrait la tête rasée de près, la face imberbe, les musiciens attendaient le signal de leur chef d'orchestre pour commencer le concert. Pauline de Aranda-Fouché, À mes enfants calédoniens |
Document 2 : Annonce d'une représentation musicale par les bagnards dans la France Australe, vendredi 22 février 1895
(Archives de la Nouvelle-Calédonie, 1 Mi 13)
| MUSIQUE | |
| DE LA TRANSPORTATION | |
| Programme du dimanche, 24 février 1895 | |
| 1. L'Africain, allégro | Ernst |
| 2. Le Calife de Bagdad, ouvert | Boiëldieu |
| 3. Absence et retour, valse | Corrigeux |
| 4. Velléda, fantaisie | Boscheri |
| 5. La colombe, polka | Gurtner |
Document 3 : Photographie extraite de l'Album du CAOM (8 fi 70 - Collection Service des Archives de la Nouvelle-Calédonie) montrant les musiciens de la transportation

Questions :
Lisez attentivement le texte.
| A cette époque un essai de relèvement moral unissait par les liens du mariage, condamnés et femmes reléguées ou condamnées. Les « couvents » dans lesquels ces dernières étaient enfermées sous la garde de religieuses et de surveillants militaires entrouvraient leurs portes … On mettait alors en présence une dizaine de condamnés aux travaux forcés en face du troupeau féminin de condamnées ou reléguées, chacun faisait son choix, une ou deux conversations étaient tolérées pendant la période des « fiançailles », au « parloir » mais toujours en présence des religieuses et des surveillants militaires. Le jour du mariage arrivé, les dix couples étaient dirigés sur la mairie puis sur l'église et pouvaient, ensuite, seuls enfin se rendre à la propriété qui leur était dévolue, car l'administration pénitentiaire mettait à la disposition de chaque ménage un lopin de terre avec maison, meubles, outils aratoires et lui assurait les vivres pendant dix-huit mois.
Pauline de Aranda Fouché, À mes enfants calédoniens |

| « La Famille »
Les recensements effectués par l'Administration Pénitentiaire, et notamment celui de 1901, établissaient le constat suivant : sur 501 ménages, du centre de Bourail, 73% étaient signalés comme bons et très bons, 9% comme laissant à désirer et 18% comme mauvais ; et pouvaient se décomposer en 185 mariages avec une femme libre dont 80,5% étaient jugés comme très bons et bons, et 316 mariages avec des femmes condamnées ou libérées dont 68,6 % de très bons ou bons ménages.
|
Questions :
| Document | Nature | Date | Auteur | Thème |
| 1 | ||||
| 2 | Fin du XIXème siècle | |||
| 3 | Fin du XIXème siècle | |||
| 4 |
| 1895 | |
| 1897 | |
| 1900 |
| Paul Feillet | |
| Charles Guillain | |
| Léopold Pallu de la Barrière |
| Un billet de retour pour la métropole | |
| Une médaille | |
| Un lopin de terre |
| Les « sabots » | |
| Les « chapeaux de paille » | |
| Les « costumes blancs » |
| Vrai | |
| Faux |
| Des surveillants militaires | |
| Des gardiennes de prison | |
| Des religieuses |
| La Tarodière | |
| Montravel | |
| La Pouéo |
| Vrai | |
| Faux |
| Un groupe de condamnés | |
| Un ensemble de condamnés | |
| Un convoi de condamnés |
| Du boulevard du crime à l'île Nou | |
| Le kiosque de la Place des cocotiers | |
| Le bâtiment cellulaire de l'hôpital du Marais, à l'île Nou. |
1. et 2. Le dernier convoi de condamnés au bagne est arrivé en Nouvelle-Calédonie le 25 février 1897. C'est sur décision de Paul Feillet, gouverneur de la colonie depuis 1894, que l'île n'accueille plus de condamnés. L'objectif du gouverneur est de permettre la venue et l'installation de colons libres.
3. Le condamné qui s'est bien conduit et qui en fait la demande peut recevoir un lopin de terre, appelé concession, situé dans un centre pénitentiaire (comme Bourail, La Foa, Pouembout). Les concessions sont urbaines et rurales, ces dernières étant les plus nombreuses avec une superficie de 3 à 5 hectares et doivent être mises en valeur par l'agriculture et l'élevage.
4. Les bagnards sont souvent surnommés les « chapeaux de paille » car c'est un élément de leur tenue réglementaire et qu'on les reconnaît de loin. Lors de son arrivée au bagne, chaque condamné reçoit un chapeau de paille, une vareuse, un pantalon et des chaussures. Tous ces éléments sont fabriqués par les bagnards eux-mêmes, à l'atelier du tailleur, à l'île Nou.
5. La réhabilitation consiste à réintégrer le libéré dans la société. Il retrouve donc ses droits d'électeur et de citoyen qu'il a perdus lors de sa condamnation aux travaux forcés.
6. Les femmes condamnées aux travaux forcés peuvent choisir de venir en Nouvelle-Calédonie pour épouser des concessionnaires. Elles sont alors surveillées par les religieuses de Saint Joseph de Cluny.
7. Montravel ne se situe pas à Bourail mais à Nouméa. Cet endroit a accueilli un camp de forçats au XIXème siècle.
8. Le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie ne dirige pas l'Administration Pénitentiaire. Celle-ci a, à sa tête, un directeur qui est l'un des personnages les plus importants de la colonie.
9. Des condamnés qui arrivent en Nouvelle-Calédonie pour exécuter leur peine composent un « convoi de condamnés ». Plus de 70 convois ont amené plus de 21 000 bagnards dans la colonie.
10. Le kiosque de la Place des cocotiers accueille la musique de la Transportation chaque jeudi et chaque dimanche. Les bagnards musiciens s'entraînent de longues heures afin de donner un spectacle de qualité. Bâti au cœur de Nouméa, le kiosque est surmonté d'une lyre, instrument de musique.
| Document | Auteur | Date | Thème | Ouvrage d'où est extrait le document |
| Document 1 | Pauline de Aranda-Fouché | Le « garçon de famille » | À mes enfants calédoniens | |
| Document 2 | Henri Rivière | 1881 | Le « garçon de famille » | Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie |
| Document | Nature | Date | Auteur | Thème |
| 1 | Texte | Pauline de Aranda-Fouché | Les mariages au " couvent " de Bourail | |
| 2 | Photographie | Fin du XIXème siècle | " Couvent " de Bourail | |
| 3 | Photographie | Fin XIXème siècle | L. Devambez | Eglise de Bourail |
| 4 | Texte | 1993 | Manuel Cormier | Les résultats des mariages entre condamnés |